Sénégal- Elections : les autorités saluent l’implication de la plateforme de veille des femmes.

Cet atelier a été une occasion d’évaluer les actions de la Plateforme, la position des femmes sur l’échiquier électoral en identifiant les actions de solidarité et leurs modalités d’intervention avec les femmes du Mali et de la Guinée, et des échanges sur le partage des bonnes pratiques
Mme Bineta Diop, la présidente de Femmes Africa Solidarité (FAS) a salué le travail des observateurs pour le bon déroulement des élections sénégalaises en indiquant que ce travail a permis d’avoir des statistiques fiables durant tout le processus électoral.
‘’Cela nous a permis de renforcer nos objectif et tirer des enseignements pertinents’’, a-t-elle dit.
Binetou Djigo, la représentante du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a salué le rôle déterminant et les actions de la plateforme lors des élections présidentielles 2012 en précisant qu’elles ont permis d’aboutir à des élections transparentes et apaisées.
Déplorant les nombreuses violences et dérives occasionnées par les élections en Afrique, elle a appelé les pays voisins du Sénégal à s’inspirer de son exemple de bonne gouvernance.
‘’Cette situation empêche l’instauration d’une bonne gouvernance démocratique et la possibilité de jeter les bases dune paix durable au niveau nationale et internationale’’, a-t-elle ajouté promettant le renforcement du soutien financier accordé à l’organisation FAS.
La représente du ministère de la femme,de l’enfant et de l’entrepreneuriat féminin Oumou Khaïry Niang a évoqué la place importante des femmes dans le processus électoral en magnifiant, à la suite d’Amsata Sall de la Commission Électorale Autonome (CENA), la ‘’contribution louable à la paix et au développement’’ de la gent féminine.
‘’Les femmes peuvent être privées de leur pleine citoyenneté si les politiques publiques ne prennent pas en charge leur expression’’, selon elle.
‘’Les acquis garantissant l’application de la parité sont réels et l’environnement juridique est propice. Nous avons une assemble nationale quasiment mix et la troisième personnalité du pays est une femme. Avec la loi sur la nationalité un autre pas vient d’être franchi’’, affirme-t-elle.
Fruit d’une concertation entre des organisations de femmes, la société civile sénégalaise, le PNUD, l’ONU Femmes, URGENT ACTION FUND, l’UNESCO et le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme, la Plateforme de Veille des Femmes pour des Elections Apaisées est dirigée par la coordination de Femmes Africa Solidarité (FAS).
Elle été mise en place dans le but d’aider à aplanir le climat social, à renforcer et à encourager la pleine participation des femmes aux élections et garantir un processus électoral non violent, transparent et démocratique.
Envoyé Spécial Cheikh Saad Bou SEYE

Elections locales au Sénégal : les femmes de la Société civile se mobilisent pour dire : - non à la violence ! - oui à la paix !

Dakar, le 28 juin 2014 – La Plateforme de Veille des Femmes pour des Elections Apaisées au Sénégal, coordonnée par Femmes Africa Solidarité (FAS) et soutenue par la Banque Mondiale a installé une Salle de veille « situation room » au Radisson Blu du 28 au 30 juin 2014 pour l’observation et le monitoring du processus électoral du 29 juin 2014.

Une rencontre avec la presse aura lieu le lundi 30 juin 2013 à 12h précises au Radisson Blu Hôtel de Dakar, Niveau Zéro, à la Salle Saint-Exupéry. A cette occasion, la déclaration finale de la Plateforme de Veille des Femmes sera lue pour restituer les observations du déroulement du scrutin.

Le point de presse sera animé par les membres de la Plateforme notamment Mesdames Bineta Diop, Présidente de Femmes Africa Solidarité ; Khady Fall Tall, Présidente de l’AFAO ; Penda Seck Diouf, Présidente de la Cellule de Lutte contre les violences faites aux femmes (CLVF) et de Nenuphar ; Mariame Coulibaly, Présidente de WILDAF Sénégal ; Marième Dièye Diop, Vice-présidente de l’Association des Juristes du Sénégal ; Hélène Rama Niang, Présidente de FECSDA ; FAFS ; Femnet Sénégal ; Collé Sow Ardo ; GIF ; CAEDHU ; COSAPERE.

La Plateforme de Veille des Femmes Pour la promotion de la paix et la participation des femmes au processus électoral, plus d’une cinquantaine d’organisations féminines se sont regroupées pour mettre sur pied une plateforme de veille des femmes pour des élections apaisées.

Cette initiative se base sur la Résolution 1325 des Nations Unies et la Déclaration Solennelle des Chefs d’Etat Africains sur l’égalité de genre en Afrique pour une participation effective des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. La Plateforme a adopté une démarche inclusive et participative, réunie autour du dialogue pour un processus électoral libre, équitable, transparent et non violent. La Plateforme s’est positionnée comme un mécanisme d’alerte précoce et de réponse rapide face aux questions de genre, aux crises sociales et économiques ou autres formes de violence avec comme stratégie principale les 3M :
- la Médiation auprès des différents acteurs politiques et religieux,
- la Mobilisation des femmes et des jeunes pour la paix,
- le Monitoring des élections par une mission d’observatrices composée de plus de 60 femmes.
Elle s’est surtout distinguée par son leadership et son expérience dans le domaine de l’observation et l’accompagnement d’élections à risques, qui lui ont valu la reconnaissance de personnalités importantes.

Femmes Africa Solidarité (FAS) est une organisation non gouvernementale africaine promouvant la pleine participation des femmes aux processus de paix, dans les pays en conflit et post conflit ainsi que l’égalité des sexes et l’autonomisation économique et politique des femmes. FAS opère au niveau national, régional et international, se servant de la Déclaration solennelle sur l’égalité des sexes de l’Union africaine (SDGEA) et de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies comme mécanismes comme porte voix et pour renforcer les capacités des organisations locales de femmes à tous les niveaux des processus de paix. FAS soutient la mise en œuvre et contrôle les engagements pris par les dirigeants africains dans le cadre de ces mécanismes. FAS est aussi en charge de la coordination du réseau GIMAC.

Contact Médias : Bureau régional FAS Dakar Awa Ngom Diop Responsable de la Communication Cell : +221 77 552 55 01 communicationdk@fasngo.org

La plateforme de veille des femmes préconise un dialogue postélectoral au Sénégal

– APA-Dakar (Sénégal) - Le Sénégal doit immédiatement après ses élections législatives ouvrir un dialogue postélectoral pour restaurer la confiance entre acteurs politiques d’une part, et, d’autre part entre ces dernies et les populations, a recommandé, lundi à Dakar, la Plateforme de Veille des Femmes pour la Paix et la Sécurité « Ettu Jamm - Espace de paix », une structure qui a supervisé le scrutin.

"La plateforme recommande l’ouverture d’un dialogue postélectoral immédiat au lendemain du scrutin avec la mobilisation de tous les acteurs y compris ceux de la société civile ; la garantie aux citoyens l’expression de leur droit au vote et la poursuite de la sensibilisation pour un meilleur comportement citoyen", écrit la plateforme "Ettu Jamm" dans une déclaration lue au cours d’une conférence de presse. Composée de plus de cinquante organisations féminines de la société civile, la structure déroule depuis 2012, conformément à ses missions, ses activités d’observation, de veille et de médiation.

Au cours des élections législatives organisées dimanche au Sénégal, la plateforme a déployé sur l’ensemble du territoire national 60 observatrices, 10 opérateurs et 20 journalistes formés sur les techniques d’observation et de monitoring électoral sensibles au genre et aux droits humains.
Selon Penda Seck Diouf, présidente nationale de la Plateforme de Veille des Femmes pour la Paix et la Sécurité « Ettu Jamm - Espace de paix », le dialogue postélectoral doit permettre de restaurer la confiance entre acteurs politiques et avec la société.

"Le dialogue, a-t-elle ajouté, doit permettre une avancée de la démocratie sénégalaise car, quels que soient les résultats, la situation est telle qu’il y a un impératif de dialogue. Ce dialogue doit être inclusif et participatif".
Selon l’expert électoral, Dr Karim Diakité engagé par la plateforme pour ces élections législatives, les différentes causes des incidents enregistrés sont relatives à l’achat de conscience et au non respect des règles électorales.
"Pour les violences notées lors de ces élections, 30% sont physiques et 70% sont verbales. Les acteurs de ces violences sont les électeurs, le personnel des bureaux de vote, les forces de l’ordre", a indiqué Dr Diakité.

TE/cat/APA

APS (Dakar) Sénégal : "Etu Jamm" réclame l’ouverture d’un dialogue postélectoral

Dakar — La plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité "Etu Jamm" a déploré, lundi à Dakar, la violence durant la période électorale et réclamé l’ouverture d’un dialogue postélectoral "immédiat" avec la mobilisation de tous les acteurs. Au cours de ces élections législatives, elle a animé une caravane qui a sillonné les 14 régions du pays, assuré la formation de 60 observatrices, 20 journalistes et 10 moniteurs déployés dans tout le Sénégal. "Ce dispositif a permis de procéder au monitoring du processus électoral à temps réels sur l’ensemble du territoire, relever les zones, les types, les motifs et la nature des incidents", a dit la présidente nationale de la plateforme "Etu Jamm", Penda Seck Diouf, lors d’une conférence de presse.

Mme Diouf a salué l’organisation " à date échue des élections dans un climat globalement serein" ainsi que le taux de participation "acceptable" notamment celui des femmes, des jeunes et des aînés. Toutefois, la plateforme, poursuit-elle, a déploré la détérioration du climat de paix que le Sénégal a toujours connu durant ses périodes électorales et le jour de l’élection occasionnant près de 70% de violences verbales et 30% de violences physiques. Selon elle, cette situation est due à "l’absence d’inscriptions sur les listes électorales d’électeurs en possession de leurs cartes, l’inaccessibilité des cartes pour une partie importante des électeurs, le démarrage tardif du vote par endroit pour des raisons multiples, entre autres".

Afin d’éviter de pareilles situations pour les autres élections à venir, la plateforme demande l’ouverture d’un dialogue post-électoral immédiat au lendemain du scrutin avec la mobilisation de tous les acteurs y compris ceux de la société civile. Pour la plateforme, il faut aussi garantir aux citoyennes et citoyens l’expression de leur droit au vote et la poursuite de la sensibilisation pour un meilleur comportement citoyen. "La plateforme, (... ), s’engage à continuer de façon permanente son travail afin de contribuer considérablement à endiguer toute situation susceptible d’altérer la paix", a-t-elle ajouté